IPE: première bougie soufflée

5 mai 2017  | Paru dans Newsletter FER Genève  | Auteur : RUEGSEGGER, Stéphanie

Il y a une année naissait officiellement l’IPE, acronyme d’une toute nouvelle entité: l’inspection paritaire des entreprises. Une année, c’est peu pour une structure totalement inédite.

Pour les vingt-quatre inspecteurs paritaires (représentant à part égale patronat et syndicat) et les quatres membres du bureau, tout était à créer. Ils se sont attelés avec enthousiasme à la tâche, découvrant, pour une grande partie d’entre eux, le travail de contrôle. Aujourd’hui, après une formation intense des inspecteurs, l’IPE peut se targuer d’un bilan intermédiaire dont elle n’a pas à rougir. Le propos n’est pas de tomber dans l’autosatisfaction – d’autant que cette structure n’en est qu’à ses débuts: son expérience et son expertise ne peuvent que grandir. Il est davantage de se pencher sur le dialogue social, dont l’IPE est l’une des expressions.

Celui-ci n’est pas toujours aisé, dans la mesure où il consiste principalement à régler des conflits multiples et successifs en aboutissant à des solutions concertées. Il se traduit par des faits concrets: la Suisse, qui vit depuis bientôt quatre-vingts ans dans un climat de paix sociale, peut se targuer d’un taux de chômage largement plus bas qu’ailleurs et de salaires parmi les plus élevés au monde. Interrogés en 2014 sur les vertus du dialogue social, les Français le définissaient comme susceptible d’améliorer les conditions de travail des salariés pour 81%, d’augmenter la croissance et la performance des entreprises pour 74%, comme favorable au développement de l’emploi pour 72%, et comme facteur d'amélioration du pouvoir d’achat pour 65%. En Tunisie, le renouveau politique est né du dialogue entre patronat et syndicats, ce qui a montré la voie pour une nouvelle Constitution.

A l’heure où certains lorgnent avec gourmandise vers l’action politique (du côté syndical) et où d’autres rejettent tout développement des mesures d’accompagnement dans le cadre des bilatérales (du côté patronal), il n’est pas inutile de rappeler ces réalités. Ce sont ces valeurs qui ont fait la Suisse d’aujourd’hui, prospère, stable et sereine.


 


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