Le Salon de l'auto confiant et tourné vers l'avenir

 | Paru dans Entreprise romande  | Auteur : Lauren Hostettler
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Alors que plusieurs constructeurs importants seront absents, la 89ème édition du Salon de l’auto évolue en proposant de nouvelles marques et se positionne face à la demande de véhicules à traction alternative.

Malgré le désistement de plusieurs constructeurs (Opel, Volvo, Ford, Hyundai), les organisateurs du Salon international de l’automobile de Genève sont confiants. Les principales marques, les plus prestigieuses, seront présentes pour cette 89ème édition, qui se tiendra du 7 au 17 mars. Maurice Turettini, président du Salon, évoque un sondage réalisé auprès des constructeurs, qui placent, pour 35% d’entre elles, le Salon de Genève en tête des salons consacrés à l’automobile. «La manifestation a attribué 67% de sa surface brute totale. La halle sera bien remplie», ajoute André Hefti, directeur général du Salon, dont ce sera la dernière édition. Il passera le flambeau à Olivier Rihs en juillet.

Nouveau virage amorcé

Cette année, l'exposition de la halle 7, qui accueille les accessoiristes et les équipementiers, comptera dix-huit exposants sur la totalité de la durée du Salon et vingt-huit stands du 7 au 11 mars seulement. Dès 2020, elle sera raccourcie à cinq jours. «Pour les exposants, onze jours, c’est trop long», explique André Hefti. La durée du reste de la manifestation demeurera inchangée. «Le Forum Shift Automotive, lancé l’an dernier, se tiendra cette année au coeur du Salon, dans la Halle 6», annonce Maurice Turettini. De quoi augmenter la visibilité de ce colloque, dont les débats traiteront de sujets aussi vastes que la digitalisation, la cybersécurité des voitures autonomes, la mobilité du futur ou l’écomobilité. Sur cent quatre-vingts exposants au total, trente-quatre viendront pour la première fois. André Hefti annonce, parmi ces nouveaux venus, des marques suisses, russes et chinoises. Kyburz, l’une des marques helvétiques présentes, est fournisseur de scooters électriques pour La Poste, notamment.

Tractions alternatives

Parmi les nonante-quatre premières, dont septante-quatre mondiales, le Salon présentera de nombreux nouveaux modèles électriques de haut de gamme, tels que l’Aston Martin Lagonda Concept, la Pininfarina «Battista» et ses 1800 chevaux ou la luxueuse GT d’Hispano Suiza, «Carmen». Le modèle Piëch Mark Zero, imaginé et construit en Suisse, sera également dévoilé à Genève. «La Suisse n’investit rien pour promouvoir le passage à une mobilité écologique», déplore François Launat, président d’auto-suisse, l’association des importateurs automobiles suisses. Le nombre d’immatriculation de véhicules à traction alternative est de 23% et de 7% pour les véhicules entièrement électriques (la plus vendue étant la Renault ZOE, puis la Tesla S).

Le président d’auto-suisse approuve deux initiatives pour 2019: l’installation de bornes de recharge électrique par l’Office fédéral des routes, ainsi que l’organisation du prix de formule E à Berne le 22 juin, qu’il qualifie de «belle plateforme pour l’électromobilité». Pour lui, la transition écologique est le devoir de tous et pas seulement celui des fabricants. Il espère que le Salon de l’automobile évoluera prochainement vers un «salon de la mobilité».

 


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