Manger sain et choyer l'environnement

 | Paru dans Entreprise romande  | Auteur : Véronique Kämpfen

Voici venu le temps de l’été. Pour ce dernier numéro avant la pause estivale, qui comprend notre hors-série Le Magazine d’Entreprise romande consacré au temps, plongeons-nous un instant dans le contenu de nos assiettes. L’été, bien plus que les fêtes de fin d’année et leur cortège de copieux dîners, est propice à ce type d’introspection.

Une étude de l’Agroscope, qui date de l’année passée, a montré qu’il est possible d’optimiser son alimentation de telle manière à en réduire les impacts négatifs sur l’environnement de plus de 50%. Par atteintes à l’environnement, on entend toutes les étapes de l’aliment à l’assiette: agriculture, production, distribution, etc. La recette semble simple: réduire d’environ 70% sa consommation de viande, augmenter celle de céréales et de pommes de terre de 35%, ainsi que celle des huiles et noix de 50% et conserver la consommation de lait.

Dans la catégorie des aliments d’origine animale, la production de lait est bien moins nocive pour l’environnement que celle de la viande. Il est donc bon de compenser l’une par l’autre. Pour les produits végétaux, les différences sont infimes. En revanche, renoncer à des produits d’importation comme le soja ou le cacao permet de réduire davantage l’impact environnemental, avec notamment un effet positif sur la déforestation. De manière générale, renoncer aux produits d’importation est une excellente chose, tout comme augmenter sa consommation de fruits et légumes. Pour nous aider à manger local, des labels ont été mis en place, à l’image du label Genève Région-Terre Avenir (GRTA), qui concerne tous les produits agricoles de la région genevoise, à chacune des étapes de leur transformation, du champ à l’assiette, en garantissant leur qualité et leur traçabilité.

Modifier notre alimentation est non seulement très intéressant d’un point de vue environnemental, mais c’est aussi un bienfait pour la santé. L’approche proposée par l’Agroscope est séduisante, parce qu’elle n’interdit pas complètement certains aliments, mais rééquilibre leur consommation. En conclusion de cette étude, il est expressément spécifié que ces changements, si l’on souhaite qu’ils aient lieu en profondeur, doivent obtenir le concours de l’ensemble de la population, de l’économie et de la politique. Cela tombe sous le sens, mais ne doit pas nous empêcher de nous questionner en toute transparence sur notre manière personnelle de nous alimenter. Sans catastrophisme ni interdictions, mais avec le plaisir de savoir que l’on fait non seulement du bien à notre corps, mais aussi à notre environnement. Très bel été à toutes et à tous!


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