Prévoyance vieillesse 2020: le modèle suisse en jeu!

 | Paru dans Entreprise Romande  | Auteur : SLATKINE, Ivan

La caisse AVS de la FER Genève, la FER CIAM, est la deuxième plus grande caisse de Suisse. Au niveau du deuxième pilier, nous avons créé, en 1961 déjà, la CIEPP, caisse interprofessionnelle à but non lucratif. Ces services phare de notre fédération font de nous un acteur du terrain, reconnu comme spécialiste en matière de prévoyance vieillesse. Comme sur l’ensemble des sujets qui concernent l’économie, nous défendons une vision pragmatique et dynamique.

C’est la raison pour laquelle nous appelons à voter en faveur du projet Prévoyance 2020 le 24 septembre. Cette réforme est cruciale: notre système de prévoyance vieillesse n’a pas été réformé depuis plus de 20 ans! Et pendant qu’il n’évoluait pas, le monde s’est considérablement transformé, la société a changé, la démographie s’est modifiée. S’il y avait 6,5 actifs pour un rentier en 1948, il n’y en aura plus que deux pour un en 2050! Ce n’est pas qu’aucune réforme n’a été tentée en 20 ans, bien au contraire. Mais depuis 1995, 13 propositions d’évolution ont été rejetées par le peuple.

Aujourd’hui, nous avons sur la table un projet équilibré. Il ne sera pas gravé dans le marbre. Il nous donnera le temps nécessaire pour continuer à réformer le système sans creuser le déficit. Afin de maintenir le niveau des rentes sans augmenter massivement l’âge de la retraite, il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste pour comprendre que toute réforme aura forcément un coût compte tenu de l’augmentation de l’espérance de vie. Ce coût est partagé de manière équitable dans le projet proposé, sans être excessif. La hausse de la TVA de 0,3% en 2021 est raisonnable et touche toute la population.

La hausse des cotisations salariales est équitablement répartie entre employeurs et employés tant au niveau du premier que du deuxième pilier. Refuser Prévoyance 2020, c’est amener le résultat d’exploitation de l’AVS à -3 milliards de francs en 2025, à -7 milliards en 2030, avec un état du fonds AVS en déficit de 43 milliards en 2035! Au niveau du deuxième pilier, refuser ce projet, c’est contraindre les caisses de pensions de travailler avec un taux de conversion trop élevé, les obligeant alors à des subventionnements croisés qui seraient faits au détriment des assurés actifs, donc des jeunes générations

Si on peut regretter que les plus jeunes d’entre nous aient des perspectives de retraite moins flamboyantes que celles qu’ont pu avoir les générations de l’après-guerre ou du baby-boom, il est essentiel de garder à l’esprit que le sens même de cette réforme est de consolider notre système de prévoyance pour que les générations futures puissent toujours en bénéficier. Avec Prévoyance 2020, c’est le modèle suisse qui est en jeu.


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