PV 2020: dogmatisme contre dogmatisme

Faut-il sacrifier une réforme pour 70 francs? C’est la question que pose le représentant romand de l’Union patronale suisse (UPS) dans L’Agefi, en répondant oui. Contrairement à lui, les membres romands de l’UPS ainsi que de nombreuses autres associations économiques et patronales de Suisse latine apportent un fort soutien au projet Prévoyance 2020.

La situation est claire: aujourd’hui, les cotisations annuelles couvrent à peine les prestations versées. Si rien n’est entrepris, le fonds AVS sera non seulement vide en 2031, mais il atteindra le déficit abyssal de 43 milliards de francs en 2035. Le 2e pilier, lui, est malmené par l’instabilité des marchés financiers. A tel point que le taux de conversion actuel (6,8%) ne peut raisonnablement être maintenu sans menacer la pérennité financière de l’institution. Notre système de prévoyance vieillesse est clairement menacé. Il y a donc urgence à agir.

Le paquet qui est proposé au peuple le 24 septembre prochain est le fruit d’un compromis. Comme tout compromis, il est composé d’éléments qui plaisent… et d’autres moins. Après des mois de débats, les Chambres fédérales ont trouvé une solution préservant l’essentiel. En jeu: le maintien des rentes à un niveau permettant, comme aujourd’hui, d’assurer le train de vie en rapport au dernier salaire, et un financement durable et assaini du système de prévoyance. Pour y parvenir, les Chambres ont tablé sur un cocktail de mesures raisonnables. Il est vrai qu’il existe toujours d’autres solutions. Mais aucune de celles proposées n’est crédible et susceptible d’être acceptée par les citoyens. Que ce soit celle des opposants d’extrême-gauche, qui font comme si la société n’avait pas évolué ces vingt dernières années et qui rejettent l’augmentation d’un an de l’âge de la retraite des femmes.

Ou celle de la droite dure, qui accepte tout, mais qui rejette par dogmatisme l’augmentation de 70 francs de la rente AVS des nouveaux retraités. Dire non à une réforme complexe et composée de nombreux éléments simplement parce que l’un d’eux ne nous convient pas n’est pas responsable. Cela l’est d’autant moins lorsque l’on comprend que le projet encore nébuleux des opposants serait de reprendre l’ensemble des mesures sans les 70 francs, en y ajoutant des éléments que les citoyens ne sont pas prêts à accepter (retraite à 67 ans) et que l’économie ne pourrait pas supporter (suppression de la déduction de coordination).

Le projet proposé est équilibré et moderne. Il incarne le pragmatisme qui a fait le succès de la Suisse. Il doit donc être soutenu, en glissant 2 x oui (TVA et réforme) dans l’urne.


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