Un virus aux lourdes conséquences

 | Paru dans Newsletter FER Genève  | Auteur : Olivier Sandoz, directeur général adjoint FER Genève

Comme chacun le sait, au début du mois de janvier 2020, un nouveau virus de la famille des coronavirus a été découvert en Chine, nommé 2019-nCoV par l’Organisation mondiale de la santé.

Il est aussi fréquemment désigné comme COVID-19 ou même, et de façon réductrice, coronavirus. Le bilan de l’épidémie a dépassé les 3200 morts dans le monde, pour plus de 95'000 cas dans 81 pays. La Suisse n’est bien évidemment pas épargnée. En milieu de semaine, elle enregistrait 93 cas certifiés, dont trois guérisons, et elle devait déplorer jeudi un premier décès. La bonne nouvelle, c’est que la situation en Chine semble se stabiliser.

Ce qui montre qu’en prenant les mesures adéquates, l’épidémie peut, à tout le moins pour l’instant, être contenue. Malheureusement, d’autres foyers sont apparus, y compris en Europe, avec notamment le cas de l’Italie du Nord. En plus de représenter un risque pour la population, et notamment pour les personnes âgées ou immunodépressives, ce virus est une menace pour les entreprises. Pour des raisons de santé publique, le Conseil fédéral a dû prendre un certain nombre de mesures, comme l’interdiction de toute manifestation de plus de mille participants, ce qui a entraîné l’annulation de nombreux événements, avec des pertes financières considérables.

Ce virus aura des conséquences dramatiques au niveau économique et donc social, avec notamment des licenciements. Si certains secteurs économiques sont particulièrement touchés comme le tourisme, le commerce, l’événementiel, l’industrie et la culture, c’est bien l’économie dans son ensemble qui est concernée. Notre fédération, en tant qu’employeur, a bien évidemment pris les mesures qui s’imposent en suivant les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique. Nous avons aussi informé nos membres dès le début de l’épidémie sur des questions liées au droit du travail, entre autres éléments, via notre site internet et notre journal.

Le COVID-19 est nouveau et son évolution est imprévisible. Il faut avant tout faire preuve de pragmatisme et d’agilité et surtout ne pas tomber dans le catastrophisme. Dans ce cadre-là, nous devons pouvoir envisager plusieurs solutions pour aider les entreprises et les secteurs les plus concernés. A commencer par un assouplissement de la réduction de l’horaire de travail (RHT), puis par une éventuelle création de fonds de soutien temporaires, avec des objectifs précis de maintien des activités et des emplois qui y sont liés. Contrairement à ce que certains peuvent penser, de tels fonds ne sont pas en contradiction avec les valeurs libérales, bien au contraire, puisqu’il s’agit de faire face à une situation exceptionnelle.