Votation du 24 novembre: «La démocratie, c’est nous!»

 | Paru dans Blog FER Genève  | Auteur : Stéphanie Ruegsegger

Comment ne pas vouloir un pilotage démocratique, de quelque institution d’importance? Les auteurs de l’IN 163 le proposent pour l’aéroport, laissant sous-entendre que ce n’est pas le cas aujourd’hui. Vraiment?

A entendre Yvan Rochat, conseiller administratif vert à Vernier et député au Grand Conseil, ce matin sur une radio locale, ce n’est effectivement pas le cas. Lorsque la journaliste lui rappelle que le Conseil d’administration de cet organisme est pourtant composé en partie (à vrai dire en majorité) de représentants des communes avoisinantes et des partis siégeant au Grand Conseil, il lui rétorque que le problème est que les premiers sont nommés par le Conseil d'Etat. A bon entendeur. Et quel est le problème? Le Conseil d’Etat ne serait-il l’expression de la démocratie? Autre obstacle selon M. Rochat: les représentants des partis n’ont pas l’obligation d’obéir aux instances qui les ont délégués. En effet! C’est même un principe fondamental du droit genevois et de notre démocratie, qui veut qu’un élu n’ait pas de mandat impératif. Principe que l’on peut transposer aux représentants dans une commission officielle. Il est clair que ce concept est plus en vogue sous nos latitudes que dans les régimes totalitaires.

En clair, la vision démocratique des initiants est: retirez les compétences au Conseil d’Etat et donnez-nous les pleins pouvoirs! Ou pour reprendre une injonction chère à un élu français: la démocratie, c’est nous! Une vision assez proche de celle des auteurs d’une autre initiative sur laquelle nous voterons également le 24 novembre, qui prétendent «construire des logements pour tous» en limitant l’acte de construire au logement subventionné, par définition réservé à une certaine catégorie de la population. Les autres n’ont sans doute plus qu’à pleurer … et à fuir sous des cieux plus accueillants.

 

 



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